• 用户名 :

    User Name

  • 密码 :

    Password

Home>Articles>Fashion
French

武当功夫

中法对照版 2018年第4期 袁理敏 2019-03-22

历史悠久的武当功夫,博大精深,源于文化厚重的武当山。

元末明初武当道士张三丰集其大成,被尊为武当功夫的开山祖师。张三丰将《易经》和《道德经》的精髓与武术巧妙融为一体,创造了具有重要养生健身价值,以太极拳、形意拳、八卦掌为主体的武当功夫。后经历代武术家不断创新、充实、积累,形成中华武术一大流派,素有“北宗少林,南尊武当”之称。

武当山的名字由来,是因为这座山里面有一位神仙——真武祖师(玄天上帝)在此修炼得道,被封为北方玄武神。又因此山为火型地质,只有水神在上坐镇,才合为水火既济卦,天下得以太平。故有“非玄武不足以当之”的说法,于是后来改名为武当山。

武当太和宫

武当的文化是源于对真武祖师的一种信仰,对道家思想的一种延伸,其修行历程对人们产生了很多方面的影响。

道可道,非常道;名可名,非常名。无名,天地之始;有名,万物之母。2500年前,一位叫尹喜的中年男子从函谷关来到武当山。正是这位孤独的来访者,改变了这座大山的命运。从此,《道德经》在武当山流传,武当也与“道”结下绵延千年的深厚之缘!尹喜成为第一位来武当山实践、传播道家思想的历史人物。

“山不在高,有仙则灵。”武当山的开山祖师尹喜深谙此道:“仙”就是“人”在“山”中。

武当太子坡"九曲黄河墙''

这是一场一个人的精神盛宴,天为被,地作床,青山为友,流水知音。尹喜对《道德经》的成书有巨大作用。道德经讲小国寡民,就是说一个国家很小,民众也不多。这究竟是什么意思呢?

如果从我们练功的角度来讲的话,就是说让你关注自己的身体,把身体当成国家来治理。身中各式臣民只有两个,一阴一阳,相互帮助,各负其责。将其按它本身的规律调节好,小则治身,大则治国。

我们一直在讲武当功夫的核心,来源于道家思想。那么,道家思想集中体现在哪些方面呢?

武当天柱峰"金顶晓晴''

首先,就是要了解自然,效法自然,然后顺应自然,来找到合适自己的方法,我们这里所说的自然,不仅是大家所看到有形的环境、空气、水、房屋、树木。还有很多无形看不见的东西。这就需要我们去探索。

其次,就是我们道家经常要说到的:上善若水。最好的状态就要跟水一样的这种精神。为什么说要跟水一样的呢?为什么不要像火呢?因为说自然很广阔,所以说到水就具体一点,水有最符合道的特性。比如说:生命基本上都离不开水,水还有一种功能,就是它可以柔弱到去任何一个角落里去,它也可以刚硬到至坚,它也可以在有形无形中自由转换,水有三种状态,液态、固态、气态。它蕴含的力量可以无穷。

据现在科学家研究,其实最厉害的刀不是激光刀而是水刀,水还有一个德性,它滋养万物从不图回报,从来也不争最高、最大、最有力量,但你们却会发现没有人能跟它相比。功夫如能练到如同水一样具备不争之德、无私之境、包容之量、利人之心、柔弱之性,就符合道性了。它可以容纳纯洁与污垢,但是它始终保持它的存在。因此,我们在了解道家思想的时候,都会拿水来做参照,道家里面还有很多具有代表性的思想。在练习武当功夫时,最核心的两个地方是身体与心性,我们常把它称为性命双修,这里的心性可以指想法思维模式,包括意识还有性格,在练习功夫的时候,外面身体动作好练、最难的是里面的心性。

抱元守一 :静坐

天下太极出武当。太极拳是武当功夫非常好的代表之一,是道家思想的完美体现,讲究以柔克刚、后发制人、四两拨千斤,以松沉自然、柔和顺随的行功风格贯穿于整个拳法之中。武当功夫体系完善,内容丰富,包括长短快慢、徒手器械、跌扑导引等功法。还有太极、无极、太乙、天罡、八卦、形意等拳种。

我们在练习武当功夫的时候,必须要去学习道家思想,最能体现道家思想的,就是老子《道德经》和庄子《南华经》。

凌空飞脚

以往,武当派传人在与人交手时,都须先让人三招,并且要事前申明:一、天下之交和为贵,不必争斗;二、武技之较非死即伤,最好不真打;三、万一真动手,点到为止;四、一般不遇困恶则不发,发者所向披靡。

以上这些武当功夫的道德家风范,实际上反映出了中华民族的传统美德。这些美德,尽管应该随着时代进步而赋予新的内容,但它热爱和平,讲究文明的本质不可改变。武当弟子传承祖师大愿,为天地立心,为生民立命,继往圣开绝学。愿天下英雄豪杰延年益寿。向世界传播东方智慧,为造福全人类做贡献! 

龙头香炉"诚心真香"

LE KUNG-FU DE L’ECOLE WUDANG

Chinese-French No.4 2018 Cécile Boussin2019-03-22

Avant même d’être un art martle kung-fu de l’école Wudang est une émanation du taoïsme, sagesse qui depuis de nombreux siècles véhicule les valeurs fondamentales de la culture chinoise : maîtrise, souffle, pacifisme et civilité.

Le kung-fu de l’école Wudang, chargé d’histoire et caractérisé par sa variété et sa profondeur, est issu de la riche culture des monts Wudang.

Le moine taoïste Zhang Sanfeng, grand érudit nourri de diverses traditions qui vécut à la charnière des dynasties Yuan et Ming (XIVe siècle), est vénéré en tant que fondateur du kung-fu de l’école Wudang. Il a extrait la quintessence du Livre des mutations et du Livre de la voie et de la vertu pour la mêler à la technique des arts martiaux, et ainsi créé le kung-fu de Wudang dans lequel le taiji quan (boxe du faîte suprême), le xingyi quan (boxe de la forme et de l’intention) et le bagua quan (paume des huit trigrammes) sont prépondérants, et qui vise à préserver la santé et fortifier le corps. Les générations de maîtres d’arts martiaux ultérieures ne cesseront d’innover, d’enrichir et de multiplier les pratiques, ce qui donnera naissance au grand courant des arts martiaux chinois qu’est celui de Wudang, d’où le dicton : « Au nord, on respecte Shaolin, au sud on vénère Wudang ».

La pensée Wudangest un prolongement de la pensée taoïste

Les monts Wudang sont nommés ainsi parce qu’un immortel, le patriarche Zhenwu, « le guerrier [wu] véritable », connu également comme « l’empereur des cieux sombres [xuan] » pratiqua l’ascèse et atteignit la Voie en ces lieux. Il lui sera plus tard conféré le titre de « guerrier sombre [xuan wu], divinité du nord ». En effet, dans l’ancien système de corrélations, le guerrier sombre était associé au nord, ainsi qu’à l’élément « eau ». Or, la configuration de ces monts ressemblant à une flamme, seul un esprit de l’eau pouvait y vivre pour maintenir l’ordre et rétablir l’équilibre entre l’eau et le feu comme indiqué par le 63e hexagramme, jiji, du Livre des mutations, et maintenir la paix sur terre. Voilà pourquoi les anciens Chinois affirmaient que « seul le guerrier sombre [xuan wu] peut lui [le feu] faire obstacle [dang] », ce qui aboutira à la requalification du lieu en « monts Wudang » : les monts où le « guerrier » [wu] fait obstacle [dang].

La culture de Wudang est née du culte voué au patriarche Zhenwu (également appelé « empereur Zhenwu ») en tant que prolongement de la pensée taoïste, dont l’évolution de la pratique a exercé à bien des égards une forte influence sur les Chinois.

« La Voie que l’on saurait saisir n’est pas la Voie de toujours ; le nom que l’on saurait lui donner n’est pas le nom de toujours. Sans nom, elle est l’origine du Ciel et de la Terre ; avec un nom, elle est la mère de tous les êtres1. » Il y a 2 500 ans, un homme entre deux âges nommé Yin Xi se rendit de la passe de Hangu, col situé dans la province du Henan où Laozi aurait rédigé le Livre de la voie et de la vertu, jusqu'aux monts Wudang. C’est ce visiteur solitaire qui façonnera le destin de cette chaîne de montagnes car dès lors, le Livre de la voie et de la vertu sera abondamment lu en ces lieux, et Wudang et la « Voie » scelleront solidement leurs destinées pour des millénaires ! Yin Xi fut donc le premier personnage historique à venir dans ces montagnes pour pratiquer et diffuser la pensée taoïste.

« Il n’est pas nécessaire que le mont soit élevé, il suffit d’un immortel pour que l’esprit y demeure »2. Yin Xi, qui s’était installé dans ces montagnes, le savait bien : un immortel (ÏÉ), c’est un homme (ÈË, ici sous la forme de son radical : Øé) dans la montagne (ɽ).

Cet endroit représente pour l’homme une riche nourriture spirituelle, où il a le ciel comme couverture, la terre comme couche, les montagnes verdoyantes pour amies, et les flots des rivières pour complices. Yin Xi contribua considérablement à ce que le Livre de la voie et de la vertu soit compilé plus tard sous forme de livre. Mais que signifie au juste l’un des énoncés de cet ouvrage : « un petit pays de faible population » ?

L’eau, source de vie, se meut librement entre tangible et intangible

S’adonner à la pratique des arts martiaux permet de prendre soin de son corps en le considérant comme un pays, un royaume devant être administré. Les sujets de ce royaume ne sont que de deux sortes : yin et yang qui s’aident mutuellement et exercent chacun un rôle essentiel. S’ils s’accordent correctement dans le respect de leurs caractéristiques, le corps sera bien entretenu, condition sine qua non pour que le royaume soit lui aussi bien entretenu.

On considère depuis toujours que le cœur du kung-fu de Wudang est issu de la pensée taoïste. Quels sont donc les aspects qui caractérisent ce courant de pensée ?

La nature tout d’abord : il faut apprendre à la connaître, la prendre pour modèle puis s’y conformer, tout en se fixant une règle de vie personnelle qui nous corresponde au mieux. La « nature » telle que nous l’entendons ici ne se réduit pas à l’environnement perceptible ou tangible comme l’air, l’eau, les maisons et les arbres : il s’agit aussi d’un monde intangible qui demeure invisible et qu’il nous faut explorer.

En second lieu, l’eau, et ce à quoi se réfère souvent le taoïsme : la bonté suprême (chapitre VIII du Livre de la voie et de la vertu). La meilleure attitude à adopter est celle qui correspond à cette qualité de l’eau. Pourquoi vouloir ressembler à l’eau ? Pourquoi ne pas vouloir ressembler au feu ? Parce que la nature est si complexe que se référer uniquement à l’eau permet d’être le plus explicite possible, d’autant plus que l’eau présente des caractéristiques qui s’accordent à merveille avec la Voie. Ainsi, l’eau est indispensable à la vie, mais son autre mérite est qu’elle peut délicatement pénétrer dans n’importe quel recoin, de même qu’elle peut geler jusqu’à devenir solide comme un roc. Elle se meut librement entre tangible et intangible puisqu’elle se caractérise par trois phases : liquide, solide et gazeuse. Ses possibilités sont infinies. Les dernières recherches scientifiques montrent ainsi que le couteau le plus efficace n’est pas le couteau laser, mais la découpe au jet d’eau. L’eau possède une autre vertu : elle désaltère tous les êtres sans aucune contrepartie, et n’est jamais en compétition pour être la plus haute, la plus grande, la plus puissante, alors même que vous découvrirez que rien ni personne ne peut l'égaler. Lorsque le kung-fu est pratiqué à l’image de l’eau, en l’absence d’esprit de compétitivité, avec une attitude désintéressée, un esprit tolérant, un cœur altruiste et une approche délicate, il se conforme à la nature de la Voie. Qu’elle soit pure ou souillée, l’eau préserve toujours son essentialité. C’est pourquoi, si le taoïsme peut être illustré de nombreuses autres façons, c’est cependant l’eau qui est la plus appropriée pour nous guider dans sa compréhension. Les deux piliers fondamentaux lorsqu’on pratique le kung-fu de Wudang sont le corps et l’esprit : c’est ce que l’on appelle cultiver simultanément notre nature originelle et notre force vitale. L’esprit ici peut faire référence au schéma de pensée, notamment à la conscience et au tempérament. Lors de la pratique du kung-fu, si les mouvements sont faciles à exécuter, il est particulièrement difficile de maîtriser son esprit.

Le kung-fu Wudang véhicule DES VALEURS DE PAIX ET DE CIVILITÉ

Le symbole taoïste du « faîte suprême », qui signifie le fondement originel de l’univers, est originaire des monts Wudang. Le taiji quan est l’une des variantes les plus remarquables du kung-fu de Wudang en ce qu'il incarne parfaitement la pensée taoïste : il privilégie la douceur pour combattre la force, l’utilisation de la force de l’adversaire en ne l’attaquant qu’après son offensive, et la contre-attaque habile avec peu d’effort. Il imprègne en outre totalement l’art de la boxe grâce au déplacement de l’énergie vers l’abdomen et à sa manière souple et coulante d’exécuter les mouvements. Le kung-fu de Wudang est un art martial complet et diversifié, qui prévoit des mouvements longs et courts, rapides et lents, avec ou sans accessoires, des combats où en s’empoignant, les adversaires cherchent à se faire chuter, ou encore des exercices de respiration et de gymnastique d’assouplissement. Il se décline dans différentes variantes de boxe : faîte suprême, sans faîte, cinq éléments de l’Un suprême, constellations célestes, huit trigrammes, et une forme de boxe dans laquelle on imite divers animaux : dragon, tigre, singe, etc.

Autrefois, lorsque les héritiers de l’école de Wudang devaient combattre, ils laissaient d’abord leurs adversaires effectuer trois prises et leur précisaient également quatre points : les relations humaines sont précieuses, il faut éviter de se battre ; l’art de la boxe peut tuer ou blesser, le mieux est de se soustraire au combat ; s’il faut en venir aux mains, ne pas s’impliquer plus que nécessaire, et enfin, en règle générale, si l’on n’est pas dans une mauvaise passe, ne pas attaquer : on serait facilement mis en déroute.

Or, cette ligne de conduite fixée par les taoïstes pratiquant le kung-fu de Wudang reflète les valeurs traditionnelles du peuple chinois. Si ces valeurs ont pris des formes différentes pour s’adapter à l’évolution de la société, elles n’ont pas évolué sur le fond : paix et civilité. Les disciples de Wudang qui ont hérité des visées ambitieuses des fondateurs de l’école sont résolus à « établir la conscience du ciel et de la terre, garantir le bien-être du peuple, reprendre le flambeau des savoirs précieux enseignés par les sages d’antan » (Zhang Zai, 1020–1077). Longue vie aux personnalités d’exception, qu’elles puissent répandre la sagesse orientale dans le monde et contribuer au bien-être de l’humanité !

Score:

Favorite

本网发布的所有文章、图片,如涉及侵权,该侵权行为导致的一切法律不利后果由文章、图片提供者(作者)本人承担,与国家汉办《孔子学院》院刊编辑部、网络孔子学院无关。

Share:

Similar Articles: more

A leveza que confronta o caos

무협 팬들의 성지가 될 ‘김용관’ 홍콩에 개관

무술의 나라

WING CHUN EL ARTE DEL DESARROLLO PERSONAL